Ici Mada, je vous raconte un peu?

mercredi 19 novembre 2008

Jour 5 - un vent d'installation souffle...

Cela fait maintenant 4 jours que nous sommes ici. Lundi soir, nous sommes partis du boulot vers 21h30. Dom, nous a emmené Nassim et moi au Chantaco, petit resto bar typique à l'accueil bien malgache. Les discussions historico-ethnologiques continuent. J'écoute beaucoup. Il fait très chaud en journée. Hier matin, après un petit déj face à la piscine de l'hotel Carlton, j'ai vite posé mes affaires dans ma nouvelle petite maison située à 2 minutes du boulot à pied. Un escalier rude me sépare de mon lieu de travail, ce qui me garantie un effort physique au cas où je reste trop statique devant mon ordi :)
Ensuite, j'ai enchainé sur une journée de travail bien dosée. Le soir, tout est un peu flou. Autonomie encore difficile à prendre, problématique matérielle importante, je tâtonne et il faut jongler avec ma méconnaissance de ce pays, Dom qui est trop occupé pour être dérangé tout le temps et une réserve pour ne pas le déranger. Le réveil à 6h ce matin se fait largement sentir vers 20h. Avec Nassim, nous mangeons un bout à côté (du boulot donc de chez moi) dans une salle de billard-bar qui est tenue par mes actuels propriétaires. A la carte, Ricard et pastis Prado entre autre. Une petite THB adoucit ma grande fatigue et la sensation de moiteur accentuées par la chaleur arrassante de la journée. Hier, pas de pluie. Les torrents ne manquent pas, la fraicheur de l'eau un peu... Je fuis pendant que Dom et Nassim s'affronte au billard, je remonte dans mon nouveau chez moi. Il fait noir, aucun lampadaire allumé, Titi mon propriétaire m'a prévenu, à cette période (saison des pluies qui parait-il vas être particulièrement virulente cette année), le gouvernement fait des restrictions et n'allume pas les rues le soir. Il est 22h. Je manque de me vautrer dans un grand trou au milieu de cet escalier bon à épuisé un zébu vigoureux. Mais aucun souci en fin de compte, j'arrive chez moi et me glisse dans le lit sereine. Fin du jour 4!
Ce matin, réveil avec RFI, j'entends que le parti socialiste donne toujours une image aussi peu réjouissante qu'infantile. Remarque, c'est un de mes repères que je retrouve... Un petit dej' rapide dans un café modeste mais jouissant d'une belle vue sur le lac Anosi (prononcé Anosh). Je file au boulot. Il fait déjà chaud. Je commence vraiment ma vie ici. En tout cas, c'est mon impression. Les machines sont arrivées ce matin. De beaux postes tout neuf avec écrans larges. Dom nous dépose vers 11h un peu plus bas pour que nous nous occupions de nos téléphones. Avec Nassim, nous descendons vers la RUE de l'indépendance. Lui, comme moi, apprécions ce moment où nous avons enfin l'impression de faire quelque chose par nous même. Nous réussissons à acheter un téléphone et une carte pour rien du tout (tél bas de gamme et carte pour appeler 30 min+textos nous coutent 12 euros environ!). Du coup, j'ai un numéro ici et on peut me joindre tout le temps. Puis ça devenait indispensable pour se retrouver (parce qu'on va finir par devoir mener un peu une vie normal :) ) et surtout en cas de problème. Après une balade dans les quartiers connus et "touristiques" de Tana, nous remontons. Nous mangeons un bout dans un resto et revenons pour bichonner nos machines. Aucune restriction pour les droits d'install ni pour le net. Le mot d'ordre ici est l'autorégulation. Ca fait plaisir. Bande passante pourrie mais ça fait plaisir. Encore en journée ça passe mais le soir, dès 19h30-20h, plus de net. Il parait que le modem chinois actuel est pourri, il est en cours de changement :)
Cet aprem, il fait moins chaud. La fenêtre ouverte permet d'entendre les enfants qui jouent devant le temple protestant en face de notre boite. Cette différence de chaleur laisse augurer un bel orage. Oui, c'est ça, il vient d'éclater. En ce moment, il pleut des torrents du ciel. Mais pas de souci, on peut fumer à notre bureau. Je vois d'ici la grimace de certain. Mais les gens sont pas du tout des pompiers et c'est pas dérangeant. au contraire. Tout comme dans les bars et restos. J'avais tellement pris le pli, que c'est comme transgresser un interdit. On s'y refait très vite. Bref, je vais me remettre au travail. De gros gros bisous et à très vite. Ecrivez-moi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ps: les fautes doivent être nombreuses et le seront surement, je fais ce que je peux mais je fais fissa quand même parce que bon, c'est quand même au boulot que je fais tout ça :) (hein cédric :p) photos peut être tout à l'heure...
ps2: Merci pour les commentaires et les mails que j'ai reçu! Vous êtes chous!!!
ps3:Il y a beaucoup de corses ici parait-il, no comment. Dès qu'on parle d'île qui plus est indépendante, c'est toujours les premiers... Mais les routes corses payées par l'Etat français sont quand même plus "construites". Quoi qu'ici, beaucoup de choses sont subventionnées par la France...

1 commentaire:

Unknown a dit…

Bonjour ma chérie

Ton installation à Tana semble effectivement en trés bonne voie et se passe apparemment du mieux possible.C'est, je l'imagine un soulagement pour toi( et pour nous)
Pourrais tu décrire plus précisément ta petite maison ?
Les premiers pas dans ton job (sur le plan technique) correspondent ils à ce que tu attendais?
Je ne sais pas si tu vas réussir à garder le même rythme d'écriture dans ton blog , c'est en tous les cas trés trés intéressant.
L'impression que cela me donne est identique à celle que j'avais lors de la lecture de tes voyages en Inde ou en Thaïlande; on dirait que tu vies ton travail et les découvertes que tu fais comme un périple de vacances.
Tu "éponges "un maximum de sensations et tu nous les restitues ...c'est formidable.

Je t'embrasse trés fort

Papa